11.12.2009

"Nous ne débattrons pas!"

Didier LB.jpgLe président du Groupe Socialiste et Démocrate de Progrès, Didier LE BOUGEANT vous informe :

 

"Médiapart lance avec deux cents personnalités un appel à refuser le "grand débat sur l'identité nationale" organisé par le pouvoir. Il souhaite que cet appel soit à l'origine d'une grande pétition citoyenne qui suscite un vaste rassemblement".

 

"Nous ne débattrons pas". Comme près de 25.000 personnes, nous avons signé la pétition de Médiapart pour refuser la manipulation engagée avec le débat sur l'identité nationale"

 

"Nous ne débattrons pas". Par principe, nous sommes favorables au débat. A sa liberté, a sa popularité, à son utilité. C'est pourquoi nous refusons le « grand débat sur l'identité nationale » organisé par le pouvoir : parce qu'il n'est ni libre, ni pluraliste, ni utile.


"Il n'est pas libre car c'est le gouvernement qui le met en scène, qui pose les questions et qui contrôle les réponses. Il n'est pas pluraliste car sa formulation réduit d'emblée notre diversité nationale à une identité unique. Il n'est pas utile car cette manœuvre de diversion est une machine de division entre les Français et de stigmatisation envers les étrangers.


Affaire publique, la nation ne relève pas de l'identité, c’est une affaire privée. Accepter que l'Etat entende définir à notre place ce qui nous appartient, dans la variété de nos itinéraires, de nos expériences et de nos appartenances, c'est ouvrir la porte à l'arbitraire, à l'autoritarisme et à la soumission.


La République n'a pas d'identité assignée, figée et fermée, mais des principes politiques, vivants et ouverts. C'est parce que nous entendons les défendre que nous refusons un débat qui les discrédite. Nous ne tomberons pas dans ce piège tant nous avons mieux à faire : promouvoir une France de la liberté des opinions, de l'égalité des droits et de la fraternité des peuples". 

04.11.2009

La politique de Nicolas Sarkozy : une menace pour l’identité ?

Identité nationale.jpgLe « grand débat sur l’identité nationale » démarrera par une discussion au Ministère le 24 novembre prochain : 96 débats en préfecture et 342 dans les arrondissements de la métropole et des DOM-TOM sont prévus jusqu’à un colloque final le 4 février.

C’est un sujet qui arrive à quelques mois des élections régionales.

Le gouvernement veut axer le débat sur des symboles (le drapeau ou encore la Marseillais) plutôt que sur les vraies valeurs.

Il ne faut pas que le débat dérive sur l’exhibitionnisme des symboles plutôt que sur l’affirmation des valeurs.

 

Rappelons-nous qu’au début de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, celui-ci soutenait : « qu’il fallait que la France devienne un peu anglo-américaine et donc qu’il fallait rompre avec le modèle social français ». Jacques Reland (Libération 03/11/2009)

 

Mais notre très cher Président oublie que le modèle social français fait partie de l’identité nationale française.

Il y a quelques années, selon un sondage, les quatre piliers de l’identité française étaient : la langue, l’héritage historique et culturel et la laïcité.

On peut y ajouter l’idée de sécurité sociale pour compléter la base de la fondation de l’identité française.

 

En touchant au modèle national français le gouvernement risque de remettre en cause les fondements du contrat social sur lequel repose la République.

 

Nicolas Sarkozy a parlé des défauts du modèle social français. La crise actuelle nous a prouvé le contraire et nous a montré la valeur de notre système français.

 

Selon les propos de Jacques Reland, politologue à Londres : « le débat lui-même, en induisant que l’identité nationale est menacée, ne la fragilise-t-il pas ? ». (Libération du 03/11/2009)

 

Avec 22% des Français qui ont un grand-père étranger, la force de l’identité française est fondée sur des valeurs fortes et universelles.

En accolant les mots « immigration » et « identité nationale », on donne l’impression que l’immigration menace l’identité nationale.

Il y a là des dangers de dérives.

Etre français c’est avoir été éduqué dans la langue française, avec les grands auteurs français, les grandes valeurs des Lumières et de la Révolution.

« C’est être complexe et refuser d’être mis dans une case » Jacques Reland.

 

Le « grand débat identitaire » ne serait-il pas une autre façon de vouloir survoler d’autres débats beaucoup plus important, comme la question sur la suppression de la taxe professionnelle et des discordes que celle-ci engendre au sein même du « clan Sarkozy » ?