04.11.2009
La politique de Nicolas Sarkozy : une menace pour l’identité ?
Le « grand débat sur l’identité nationale » démarrera par une discussion au Ministère le 24 novembre prochain : 96 débats en préfecture et 342 dans les arrondissements de la métropole et des DOM-TOM sont prévus jusqu’à un colloque final le 4 février.
C’est un sujet qui arrive à quelques mois des élections régionales.
Le gouvernement veut axer le débat sur des symboles (le drapeau ou encore la Marseillais) plutôt que sur les vraies valeurs.
Il ne faut pas que le débat dérive sur l’exhibitionnisme des symboles plutôt que sur l’affirmation des valeurs.
Rappelons-nous qu’au début de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, celui-ci soutenait : « qu’il fallait que la France devienne un peu anglo-américaine et donc qu’il fallait rompre avec le modèle social français ». Jacques Reland (Libération 03/11/2009)
Mais notre très cher Président oublie que le modèle social français fait partie de l’identité nationale française.
Il y a quelques années, selon un sondage, les quatre piliers de l’identité française étaient : la langue, l’héritage historique et culturel et la laïcité.
On peut y ajouter l’idée de sécurité sociale pour compléter la base de la fondation de l’identité française.
En touchant au modèle national français le gouvernement risque de remettre en cause les fondements du contrat social sur lequel repose la République.
Nicolas Sarkozy a parlé des défauts du modèle social français. La crise actuelle nous a prouvé le contraire et nous a montré la valeur de notre système français.
Selon les propos de Jacques Reland, politologue à Londres : « le débat lui-même, en induisant que l’identité nationale est menacée, ne la fragilise-t-il pas ? ». (Libération du 03/11/2009)
Avec 22% des Français qui ont un grand-père étranger, la force de l’identité française est fondée sur des valeurs fortes et universelles.
En accolant les mots « immigration » et « identité nationale », on donne l’impression que l’immigration menace l’identité nationale.
Il y a là des dangers de dérives.
Etre français c’est avoir été éduqué dans la langue française, avec les grands auteurs français, les grandes valeurs des Lumières et de la Révolution.
« C’est être complexe et refuser d’être mis dans une case » Jacques Reland.
Le « grand débat identitaire » ne serait-il pas une autre façon de vouloir survoler d’autres débats beaucoup plus important, comme la question sur la suppression de la taxe professionnelle et des discordes que celle-ci engendre au sein même du « clan Sarkozy » ?
16:18 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : identité nationale, jacques reland
14.10.2009
Plus fort que « Papamadit » maintenant c’est « Papamafait » !
L’élection du fils du Président de la République à la tête de l’Epad fait polémique.
Le Web a réagit à la possible nomination de Jean Sarkozy à la tête de l’Epad.
L’Epad ? Oui, ce centre d’affaires qui compte 3,3 millions de mètres carrés de bureaux, 2 500 entreprises (dont plusieurs du CAC 40) et 150 000 emplois.
Selon les propos des internautes du site Twitter français : « Jésus Christ est né en 1986 avant Jean Sarkozy » ou encore « Barak Obama annonce qu’il va quitter sa femme pour Jean Sarkozy ».
Et voilà que le site : « jeansarkozyestpartout.com » est lancé ce mercredi 14 octobre.
Laurent Fabius a déclaré : « pour le plus grand centre d’affaires d’Europe, nous avons besoin d’un très bon juriste, or Monsieur Sarkozy n’est qu’en deuxième année de droit ». (Libération du 13/10/2009)
Les accusations de népotisme se sont multipliées : beaucoup se demandent comment le jeune homme de 23 ans, conseiller général des Hauts-Seine depuis seulement deux ans et toujours étudiant en droit, pourrait prendre la tête d’un organisme qui a réalisé un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros en 2008 et détermine le futur du plus grand quartier d’affaires d’Europe.
C’est le 4 décembre prochain, lors d’un conseil d’administration, que Jean Sarkozy devrait être élu à la tête de l’Etablissement public chargé de l’aménagement du quartier d’affaires de la Défense.
Un territoire de 160 hectares sur lequel sont érigés un immense ensemble de tours vitrées.
Le gouvernement a la ferme intention d’élargir en fusionnant l’Epad avec l’Epsa, un autre établissement public qui aménage 320 hectares sur la commune limitrophe de Nanterre.
Jean Sarkozy présiderait ainsi, un territoire quatre fois plus grand que la principauté de Monaco (202 hectares). Et voilà que le prince des Hauts-de-Seine se prépare à entrer en scène.
Outre les décisions stratégiques en termes d’aménagement prises par le conseil d’administration que le fils Sarkozy présiderait, il aurait donc un grand rôle de représentation auprès des investisseurs immobiliers nationaux et internationaux.
Le « clan Sarkozy » aurait-il la mainmise sur le « coffre-fort » du département des Hauts-de-Seine ?
Jean Sarkozy est loin d’être le « Cadet des soucis » de son père: Affaire à suivre !
09:03 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : epad, epsa

