23.11.2011

Echangeons sur le thème du bénévolat

europe,maison de l'europe,conseil général,ille-et-vilaine,bénévolatLa Commission européenne a choisi de faire de 2011 l’année européenne du bénévolat et du volontariat.

A ce titre, les 27 pays de l’Union européenne sont invités à organiser des manifestations sur ce sujet.

Le Département d’Ille-et-Vilaine n’est pas en reste, lui qui anime et gère au quotidien des projets européens, puisqu’il coorganise avec la Maison de l’Europe de Rennes et de Haute Bretagne 4 tables rondes en partenariat avec les relais Europe sur l’engagement bénévole:

-          à Irodouër : le 25 novembre

-          à Saint-Lunaire : le 9 décembre

-          à Laillé : le 12 décembre

-          à Montours : le 15 décembre

Ces réunions publiques s’adressent bien sûr aux associations qui fonctionnent principalement grâce à l’implication des bénévoles mais aussi à tous ceux qui souhaitent se mettre au service des autres.

Alors, n’hésitez pas à venir vous renseigner ou apporter votre témoignage sur votre engagement.

 

 

22.11.2011

Danielle Mitterrand: une femme engagée

Les élus du Groupe Socialiste et Démocrate de Progrès saluent la mémoire de Danielle Mitterrand qui vient de nous quitter.

Tout au long de sa vie, elle a été une femme engagée en faveur de la défense des libertés et pour la dignité humaine.

Femme de convictions, passionnée, humaniste, éprise de liberté, elle a toujours gardé  un esprit de révolte intact contre les injustices et l’oppression d’où qu’elle vienne. Refusant l’occupation nazie, elle s’engage dès la première heure dans la résistance. Ardente militante des libertés, elle s’est battue inlassablement pour la défense des droits de l’Homme avec son association France Libertés qui a permis de négocier la libération de nombreux prisonniers politiques.

On se souviendra aussi de son action résolue pour l’accès à l’eau potable de tous les habitants de la planète, l’éducation des plus pauvres, le développement de la démocratie participative et de ses critiques à l’encontre du capitalisme financier et des dérives de l’Union européenne.

Dans les différents engagements qu’elle a portés en France et à l’international, Danielle Mitterrand a su incarner nos principes  républicains de liberté, d’égalité et de solidarité. Elle demeurera pour bon nombre d’entre nous une conscience, un exemple à suivre pour prolonger ses combats.

Gaëlle ANDRO

Présidente du GSDP 35

 

 

18.11.2011

Libre!

Dans un contexte de grande tension en Syrie, où les emprisonnements et les assassinats sont nombreux, les élus du Groupe Socialiste et Démocrate de Progrès se réjouissent de la libération de près de 1 800 prisonniers, opposants au pouvoir. En particulier, ils accueillent avec joie et soulagement la libération de  Rafah Nached, psychanalyste de renom,  intervenue mercredi dernier après plus de deux mois de détention dans les geôles syriennes.

En Ille-et-Vilaine, Jean-Louis Tourenne, Président du Conseil général, a utilisé la voie diplomatique pour faire part de son indignation aux autorités syriennes et demandé que soit remise en liberté Madame Nached afin que sa santé fragile ne se dégrade pas du fait de cette détention.

Grâce à une vague importante de mobilisation internationale, sa libération a pu intervenir ; preuve que les pressions répétées des défenseurs des droits de l’Homme peuvent faire reculer des régimes qui tyrannisent leurs peuples.

Forts de ce succès, nous devons continuer à nous montrer solidaires de ces populations et mobilisés pour faire émerger dans ces pays l’avènement de la démocratie.

10.11.2011

Mise en oeuvre du droit d'interpellation citoyen

geffroy.jpgAu cours de la session des 9 et 10 novembre, les Conseillers généraux devaient examiner un rapport consacré à la mise en œuvre du droit d’interpellation citoyen. Rozenn GEFFROY, Vice-présidente chargée de la Démocratie participative et du développement de la citoyenneté, présentait les modalités pratiques de ce nouveau droit.   

 

 

Monsieur le Président,

Mes chers collègues,

 

J’ai l’honneur de présenter aujourd’hui à notre assemblée départementale un rapport portant sur la mise en œuvre dans notre département du droit d’interpellation.

 

Cette proposition part d’un constat simple, mais face auquel nous ne pouvons rester sans réponse : il existe un fossé grandissant entre les citoyen/es et leurs représentant/es. Les faibles taux de participations aux élections, y compris locales, n’en sont qu’une des nombreuses manifestations.  Pour autant une large partie de la population continue à s’intéresser à la chose publique et à s’investir dans le débat.

L’implication associative, la participation aux mouvements sociaux, l’engagement syndical ou encore le bénévolat sont autant de moyens de s’engager pour peser sur la vie politique et participer au collectif. L’heure n’est donc pas seulement au repli sur la sphère privée, à l’apathie politique.

 

Je ne reviendrai pas sur ces constats déjà évoqués lors de la présentation du pacte citoyen il y a quelques mois.

 

Nous vous proposons aujourd’hui d’acter les modalités pratiques de ce droit d’interpellation. Si le droit existe en effet déjà au niveau national et européen, notre proposition se veut plus lisible, accessible et attractive pour les citoyens :

-         Tout habitant d’Ille et vilaine pourra proposer un sujet d’interpellation. Suite au dépôt, la recevabilité de la pétition sera examinée par l’administration et validée par une commission ad hoc. Je vous propose que cette commission soit celle désignée lors de notre dernière session concernant le service civique qui sera renommée GT citoyenneté

-         La pétition sera ensuite mise en ligne et les habitants, majeurs pourront la signer sous forme manuscrite et électronique en s’engageant sur l’honneur à l’exactitude des informations concernant leur identité afin d’éviter toute fraude. La mise en œuvre de ce nouveau dispositif se fera d’ailleurs naturellement dans le respect des dispositions de la loi Informatique et Libertés.

-         La validité des signatures seront vérifiées une fois le seuil des 5000 signatures atteintes. Je rappelle que celles-ci devront être issues de 10 cantons différents et qu’un canton ne pourra représenter plus de 1250 signatures afin de favoriser des interpellations d’intérêt général.

-         Suite à la validation, la pétition sera transmise au CC concernés s’il existe pour solliciter un avis puis au président du conseil général qui décidera de porter l’interpellation à l’ordre du jour d’une session.

 

La réussite du droit d’interpellation passera par l’utilisation qu’en feront les habitants d’Ille et Vilaine. Pour cela, il est avant tout nécessaire qu’ils/elles en connaissent l’existence et qu’ils/elles se l’approprient. Nous aurons à  cœur de le faire connaître. Nous informerons donc largement sur ce nouveau dispositif et tiendrons informés les signataires des suites données à leur interpellation.

 

Nous reviendrons également devant l’assemblée départementale pour un bilan du dispositif au bout d’un an de fonctionnement.

 

Pour conclure, je dirai simplement que la démocratie n’est pas un modèle de prêt-à-porter, c’est l’exigence, sans cesse renouvelée, d’une participation toujours plus large de la population au service de l’intérêt général et public. 

Le socle de notre démocratie est le système représentatif, où l’élection, à tous niveaux, confère la seule légitimité politique. Pour autant, les élus ne peuvent se contenter de se présenter à intervalles plus ou moins réguliers devant leurs citoyens.

Madame Daugan a ce matin parlé de « remèdes incertains », les outils que nous mettons en place pour favoriser l’implication citoyenne. La majorité départementale croit au contraire que notre société a aujourd’hui des exigences qui nécessitent que la démocratie participative soit complétée, fortifiée, renforcée par des éléments de démocratie participative. La population demande dorénavant à être entendue, consultée, écoutée de manière permanente.

La mise en place du droit d’interpellation dans notre département montrera que les conseillers généraux auront reconnu cette évolution et auront pris conscience que leur efficacité ne peut reposer uniquement sur leurs compétences et engagements personnels ainsi que sur la qualité des professionnels qui les entourent, que je souhaite d’ailleurs remercier ici. Rien ne remplace l’expression et l’expérience des citoyens pour nous faire avancer.

 

Je vous  remercie

09.11.2011

Pour une révision de la politique d'intervention économique du Conseil général d'Ille-et-Vilaine

bonnin.JPGVoici la contribution de Philippe BONNIN, Vice-président chargé de l'Economie, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche,  en faveur d'une nouvelle stratégie économique à mener dans notre Département sous l'effet conjugué de la crise économique, sociale et financière et du tour de vis budgétaire infligé par le Gouvernement aux collectivités locales.  

 

 

Des collectivités aux budgets exsangues

Une crise économique qui va perdurer.

 

Les conséquences de la crise économique de 2009 et les allègements des dispositifs fiscaux mis en application depuis 2004 pressent le Gouvernement et les collectivités à réviser leurs engagements financiers. Pour les collectivités, cet état de fait est amplifié par la succession des réformes qui les ont rendues bien plus dépendantes aux aléas des dotations d’Etat. Dans ce contexte, et du fait de leurs responsabilités sociales accrues, les départements n’ont ainsi plus d’autres choix que de restreindre les budgets dédiés à l’enseignement, la formation professionnelle, ou encore le développement et la modernisation des infrastructures. Il en est de même pour tout ce qui concerne le soutien direct à l'activité économique des territoires dont les départements sont des acteurs historiques de premier plan.

En tout état de cause, et justement du fait de la crise, la demande de soutiens qui émane des responsables économiques n'est pas moins pressante.

En ces heures de déstabilisation majeure des activités productives (matérielles comme immatérielles), il est certainement opportun de rappeler que les Départements disposent toujours de la clause dite de « compétences générales », et par conséquent de celle relative au développement de l’économie. Cette mission est d’autant plus utile à poursuivre que l’engagement de politiques économiques bien construites peut contribuer à contenir très efficacement les risques de crise sociale en soutenant les créations d’emplois dans les territoires.

 

 

Faire évoluer nos pratiques d’intervention dans l’économie départementale

 

Porteur d’un projet tourné vers l’emploi, la justice, la solidarité et le développement équilibré de tous nos territoires, le Conseil Général a la ferme intention de renforcer le tissu économique départemental. Dans un climat des plus perturbés, consolider l’économie de l’Ille et Vilaine est chose trop sérieuse pour qu’on dessaisisse les pouvoirs publics locaux de leurs responsabilités en matière de soutien au redéploiement des filières stratégiques.

 

Dans ce contexte, si la crise de la dette annoncée depuis le début des années 2000 ne nous conduit pas rapidement à la perte de contrôle de la situation économique et dans un second temps : sociale, il convient d’ores et déjà d’engager les nécessaires réformes structurelles en ce qui concerne le financement de l’économie locale et la conduite de nouvelles politiques publiques.

 

Nous fondons notre approche de l’intervention publique en opposition sans concession aux politiques néoclassiques libérales (entre autres l’Ecole de Chicago) qui portent une lourde responsabilité dans l’actuelle crise :

·         Crise de la régulation des marchés avec pour corollaire la dérégulation monétaire,

·         Crises spéculatives sur les produits de première nécessité économique et sociale (logement et matières premières principalement).

 

Nous défendons une vision systémique de l’organisation économique, cadre aujourd’hui devenu indispensable pour engager une authentique politique de développement social et durable qui intègre les actuels facteurs limitant de notre environnement planétaire.

Pour des entreprises mieux engagées dans la dynamique des territoires.

 

Notre action se donne pour objectif de contribuer à l’émergence d’un concept d’entreprises solidaires dans lequel les processus de décisions stratégiques s’organisent autour de modèles coopératifs qui réunissent tous les acteurs de l’entreprise, au-delà de l’actionnariat conventionnel.

Il convient de reprendre la pratique historique de l’investissement territorial et local qui remettrait d’actualité les politiques mutualistes et coopératives en matière d’épargne de proximité. L’implication des collectivités, dont celle du Département, dans les décisions économiques structurantes devra constituer un nouveau cadre collaboratif pour contrer la crise économique que nous vivons. En d’autres termes, il s’agira pour nous d’insuffler un modèle de développement qui passera nécessairement par la construction d’organisations dédiées en priorité au service de l’intérêt général. Rappelons bien que par leur mode de gouvernance issu d’élections, les collectivités sont indéniablement les meilleurs dépositaires de cet intérêt général.

Enfin, il est opportun de préciser que l’expérimentation consistant à mettre en circulation une « monnaie complémentaire » qui privilégie les productions locales et les initiatives éthiques de développement local s’inscrit parfaitement dans cette problématique de développement au service de l’intérêt général. C’est un projet que nous voulons alternatif et solidaire certes, mais sans toutefois prétendre qu’il soit « exclusif ». Ce projet verra le jour avec l’apport des expériences d’autres territoires (Allemagne, Suisse, Brésil, agglomération de Toulouse,…)

 

La constitution d’une nouvelle plate forme de partenariat entre tous les acteurs du développement territorial devra contribuer à l’élaboration d’un nouveau schéma d’organisation et d’action. Il sera dédié à la relance ou plutôt la consolidation de nos politiques de formation, de recherche appliquée aux transferts de technologie vers le tissu productif local et plus globalement le financement de l’économie départementale.

 

 

Changer notre implication dans le financement de l’économie.

 

Aujourd’hui plus qu’auparavant, nos politiques doivent soutenir les secteurs de l’économie qui représentent de vrais enjeux stratégiques pour l’avenir des habitants d’Ille et Vilaine.

Les aides directes au moyen de subventions sont coûteuses et l’impact est souvent difficile à mesurer dans le temps. En outre, dans ces dispositifs la collectivité se rend absente de tout suivi de ses engagements financiers... Ces aides ne répondent pour ainsi dire plus aux nouveaux objectifs qui imposent aux collectivités d’établir des interventions ciblées, en direction des activités les plus déstabilisées au cœur de la tourmente économique ou vers celles qui constituent de véritables « potentiels de développement » (des « gisements » de développement).

Il nous faut d’ores et déjà appréhender une autre approche du financement de l’économie territoriale qui agisse efficacement sur les « leviers » que constituent l’ensemble des activités productives départementales. Ainsi, il s’agit de privilégier les secteurs qui produiront les meilleurs « effets d’entrainement » sur des parts importantes du tissu économique en Ille et Vilaine.

 

Pour mettre en place cette nouvelle politique, il conviendra d’établir un diagnostic précis, quant aux forces et faiblesses des « fondamentaux » de l’économie départementale.

Il s’agira :

·         de dégager leurs cohérences ou logiques,

·         d’identifier les potentialités de cet écosystème complexe,

·         et au-delà du diagnostic sectoriel et de filière, de construire un mode opératoire d’intervention adéquat.

 

L’objectif consiste naturellement à s’assurer de la meilleure dynamique économique possible à moyen et long terme pour l’Ille et Vilaine. Pour ce faire, il nous faut identifier les « leviers » les plus appropriés pour relancer une organisation fragilisée par la dépression économique mais qui sera, crise oblige, moins à même d’être aidée en termes de concours financiers alloués par les opérateurs publics.

Il n’en demeure pas moins nécessaire de retrouver de nouvelles formes d’initiatives pour générer une autre croissance ; qu’on l’appelle alternative ou plus durable, en y intégrant des critères sociaux (dynamique des parcours professionnels, …) et environnementaux plus cohérents et plus opérationnels.

 

Nous sommes conscients que ce travail ne va porter ses fruits que dans la durée. Toutefois, tout est affaire d’anticipations et d’audace en matière de développement économique. C’est bien là le rôle que nous devons nous donner en notre qualité de représentants élus des territoires d’Ille et Vilaine.

Pour cela, nous aurons à mettre en avant la connaissance et l’expertise qu’est la nôtre :

·         des partenariats en place,

·         de la carte de l’emploi,

·         des marchés actuels et émergents,

·         des compétences,

·         et des technologies à maturité, susceptibles de faire évoluer rapidement les productions et la productivité de nos entreprises.

 

Ce sont là des facteurs de développement économique dont il faut retenir le meilleur de chacun, et ce dans le but de faire émerger des initiatives nouvelles et mobiliser les leviers de notre développement futur.

 

Pour réaliser un tel travail, nous disposons des capacités d’expertise de nos agences départementales ainsi que des services du siège. Il convient également d’associer très étroitement notre agence économique « Idéa35 » dont les bases d’informations, les outils d’analyse et la culture de coopération avec les intercommunalités et les compagnies consulaires, nous sera des plus opportunes. Enfin, nos partenariats avec les centres techniques, les laboratoires et les pôles technopolitains ne doivent pas être négligés quant à leurs potentielles collaborations.

 

Notre contribution à la veille, tant technique que sociétale au regard :

 

Ø       des progrès dans les connaissances scientifiques

Ø       et des évolutions technologiques prévisibles,

 

devra se poursuivre.

 

Enfin, confrontés aux défis qu’il nous appartient de relever, nous nous intéresserons tout particulièrement ;

 

Ø       à l’émergence des éco activités,

Ø       aux mutations attendues dans les secteurs de l’automobile et des technologies numériques.

 

Nous contribuerons à parfaire l’actualisation des connaissances des dirigeants comme des salariés dans chacun de ces domaines de sorte que la dynamique des emplois et parcours professionnels soit des plus performantes en Ille et Vilaine.

 

 

Nous poursuivrons notre rôle d’aménageur du territoire départemental

 

Egalité des chances, désenclavement, équilibre territorial : tout ce qui concourt à assurer le développement des territoires (les pays d’Ille et Vilaine) continuera évidemment à être mis en œuvre à la hauteur et au rythme des capacités financières du Département ; qu’il s’agisse :

 

  • des infrastructures routières,
  • des objectifs d’équipements et d’aménagement que nous nous donnons avec les intercommunalités dans le cadre des contrats de territoires,
  • et enfin du suivi des politiques éducatives (collèges) et sociales (insertion) qui relèvent de l’autorité départementale.

 

Au-delà de ces responsabilités institutionnelles, nous avons évidemment l’intention de poursuivre toutes nos « initiatives volontaristes » dans le champ de la recherche appliquée au développement de l’Ille et Vilaine (Bioagropolis et Biopôle, Halle technologique de Ker Lann, participations aux cofinancements des laboratoires et centres techniques, …)

 

 

Intervenir dans l’espace décisionnel des entreprises par la participation aux fonds propres des sociétés.

 

Aujourd’hui, qui peut contester le fait que les marchés financiers sont devenus trop instables pour s’investir à long terme dans les projets de développement et de création d’activités innovantes ? Malgré leurs revers retentissants de 2008-2009 sur des placements offshore et maintenant reconnus comme singulièrement irrationnels, les grands opérateurs financiers expriment encore leurs réserves sur la réelle capacité des activités économiques locales à générer de la croissance et des profits en quantité suffisante. Ils se sont mobilisés sur des logiques de produits financiers spéculatifs et pour la plupart sans véritable consistance stratégique à long terme. Ils se sont détournés des projets créateurs d’emploi dans l’économie locale de production, certes moins rémunérateurs pour des déposants rendus insatiables de rémunérations supérieures aux actuels taux de crédit. Enfin, faut-il préciser que les « stratèges » nationaux des groupes financiers n’ont pas eu beaucoup de doutes intellectuels (ou d’états d’âme…) pour soutenir des opérations de transferts de production vers les économies à bas coût social. Précisons que ce fut souvent pour fabriquer des produits de mauvaise qualité et, qui plus est, irrespectueuse de toute problématique de développement durable.

 

Dans ces circonstances, peut-on encore parler de la normalisation des fabrications et des produits ? Pour l’avenir, soucieux de travailler dans le meilleur climat de consensus, nous n’aborderons pas la question des complaisances d’Etat pour « actionner » les dispositifs de soustractions au fisc, alors que ces groupes ont été sauvés voici deux ans par des fonds publics.

 

Enfin, faut-il rappeler que le plus difficile est peut être devant nous en ce qui concerne la situation des banques françaises. 70% de leurs fonds sont investis en obligations d’Etats de la zone Euro. Au-delà de la France (270 milliards d’euros), elles sont très engagées en Grèce et en Italie. Pour la Grèce, la décote obligataire représente déjà 22% des fonds initialement détenus (60 milliards). Les mêmes banques françaises possèdent 250 milliards d’euros d’obligations de l’Etat italien. Quant aux assureurs, ils sont engagés à hauteur de 340 milliards dans la dette nationale (1 700 milliards). Avec une possible dégradation de la note de crédit du pays, c’est donc l’ensemble de notre épargne nationale qui serait ainsi dévaluée. Si nous avons quelque interrogation à retenir d’un tel constat, ce doit-être celui de retrouver les nécessaires latitudes financières pour relancer une politique d’investissements productifs, dédiés à une économie socialement moins prédatrice et surtout redistributive de valeur ajoutée dans nos bassins de vie.

 

Nous avons une vision claire, positive et maintes fois affirmée de la place de l’économie dans la société, comme du rôle de l’entreprise dans la production de valeur ajoutée. Confrontés au déclin de secteurs entiers de l’économie dans nos territoires, il nous appartient d’agir avec pragmatisme (réalisme) pour reconstruire un espace de solidarité, d’égalité ainsi que de justice économique et sociale.

 

Dans ce contexte, l’apport en fonds propres sera d’autant plus utile qu’il viendra compenser une contribution actionnariale souvent faible. N’est-ce pas d’ailleurs la meilleure raison motivée de l’aide publique, quelle qu’en soit la forme et la nature ? Malheureusement, et comme nous venons de le rappeler, la crise a rendu nos banques particulièrement timorées pour soutenir des entreprises ou des projets émergents. Elles ne remplissent donc plus leur rôle ; qu’il s’agisse de soutien à la création d’entreprises ou de levier à leur développement.

 

 

Intégrer le capital des entreprises au moyen d’une « Financière d’Intérêt Public »

 

Au cœur d’un environnement économique dégradé, le Conseil Général d’Ille et Vilaine a l’intention d’intervenir directement au capital des entreprises, à leur demande et via un financière territoriale. Comme il le fait déjà aux travers de ses subventions, il le fera dans l’unique but de jouer son rôle d’acteur et de régulateur public dans l’économie. A cet égard, n’oublions jamais de rappeler le renvoi quasi systématique à la responsabilité des élus, dès lors qu’il y a défaillance économique. Dans ces conditions, ne doutons pas que le Conseil Général sera naturellement reconnu dans son action par l’opinion publique. Nous sommes parfaitement légitimes pour jouer ce rôle de régulateur incontournable dans l’économie départementale.

 

Tant au niveau de l’amélioration de la stabilité financière de l’entreprise que de celui de l’effet d’entrainement qu’un dispositif de « Financière d’Intérêt Public 35 » engendrerait en entrant dans le capital des entreprises, le Conseil Général apportera autrement plus qu’un simple appui financier. Il « imprimera » sa marque de reconnaissance à l’attention d’investisseurs ad hoc et susceptibles d’être alors sensibilisés par le projet de l’entrepreneur. Il s’agira d’amorcer le processus de mise en confiance qui permettra l’établissement d’un crédit bancaire, l’introduction d’autres partenaires privés et publics, des financements complémentaires, …

 

D’une manière générale, et pour réussir, notre financière solidaire se doit d’être capable d’intervenir en haut de bilan des entreprises (sous forme de capital

investissement et de prêts participatifs) et de mobiliser l’épargne locale (Plates Formes d’Initiatives Locales à l’échelle des sept pays d’Ille et Vilaine).

 

Concrètement, précisons que le capital investissement doit favoriser :

 

·         le démarrage d’un projet (capital risque),

·         le développement (capital développement),

·         la transmission ou l’acquisition (capital transmission).

 

Le « Fonds d’Intérêt Public 35 - capital investissement » permettrait ainsi d’apporter les financements nécessaires aux phases successives de développement des entreprises. En contre partie, il s’imposera de suivre les entreprises dans leurs choix stratégiques. Notre agence économique, IDEA 35, pourra jouer à cet égard un rôle fort utile pour contrôler, voire garantir, le bon usage de nos deniers publics ; ressources dont personne ne doute qu’elles ne peuvent plus être accordées sans suivi ni retour tangible pour le Département et les Britaniens. Enfin, il convient de rappeler que le Fonds d’Intérêt Public a vocation à rester minoritaire et à se retirer dès que le développement de l’entreprise accède à un stade d’activité estimé pérenne.

 

Le Conseil Général interviendra de manière locale naturellement, ou au sein d’activités d’intérêt départemental. Ainsi, le dispositif financier départemental peut constituer une bonne porte d’entrée pour la mise en place d’un fonds d’investissements de proximité (Plate Forme d’Initiatives Locales ou autre) en mesure de drainer l’épargne de proximité.

Forts d’un tel dispositif, tisser des liens entre partenaires du développement local dans les territoires s’avère évidemment du plus grand intérêt.

 

Notre approche du financement de l’économie portera une attention toute particulière à la place des petites et moyennes Entreprises (PME). Leur rôle est essentiel dans l’aménagement du territoire. Il l’est tout autant pour assurer le portage de nouveaux projets, du fait de leur réactivité et leur adaptabilité aux mutations économiques. Bien souvent, ce sont d’abord les contraintes de financement qui limitent leur développement, plutôt que leurs capacités à intégrer des projets technologiques novateurs dans le but d’améliorer leur productivité comme leurs produits.

 

Pour son montage juridique, la financière d’intérêt public d’Ille et Vilaine pourra s’appuyer sur des expériences déjà acquises dans d’autres espaces territoriaux européens. Pour nous, ce projet dont le statut pourrait-être une société publique locale (SPL), n’a certes de sens que s’il est directement contrôlé par la collectivité publique en sa qualité d’institution porteuse d’un projet politique. Toutefois, le contrôle ne signifie pas qu’il s’agit d’un établissement à capital fermé.

Toute institution à vocation de dépôt, toute entreprise locale peut envisager sa participation minoritaire dans un tel fonds.

 

Concernant nos engagements, nous porterons une attention particulière au soutien de secteurs stratégiques, porteurs d’innovations pour l’économie du futur, ou générateurs d’activités (emplois) directes et indirectes. Nous aurons également à tenir compte des soutiens nécessaires aux entreprises qui jouent un rôle moteur (d’entrainement) dans la vie des territoires éloignés des grands pôles économiques. Enfin, nous veillerons à la mise en place de coopérations entre les différents échelons d’administration de nos collectivités pour faire converger nos objectifs de développement territorial.

Vers un autre modèle d’intervention économe en moyens et plus « ciblé » en matière de soutien à l’économie.

 

Nous allons mettre en œuvre un cadre (un code) d’intervention dans le secteur de l’économie, de l’enseignement supérieur et de la recherche qui soit plus économe en moyens et plus « centré » vers des initiatives concrètes qui débouchent à court/moyen terme sur des activités localisées dans le Département et par voie de conséquence, créatrices d’emplois directs et indirects.

 

Aujourd’hui, il est de notre devoir de dégager les priorités qui assurent une reprise économique dynamique et créatrice d’emplois locaux. Nous militons pour un développement économique soutenu et équilibré au moyen de filières productives, génératrices de valeur ajoutée intra départementale et redistribuée dans le territoire.

 

Comme nous l’avons précédemment écrit, l’effort doit être dirigé vers les acteurs dont l’activité constitue un levier économique pour le développement d’autres activités directes ou connexes au sein de la filière.

 

Þ     Conforter la gouvernance locale pour consolider la pérennité des outils économiques,

 

Þ     renforcer les capacités productives des moyens de production pour l’investissement de performance, voire de capacité,

 

Þ     promouvoir et renforcer le partenariat avec les filières de l’enseignement, de la formation professionnelle et, bien sûr, la R&D,

 

Þ     soutenir le développement de politiques de filières et d’activités de fabrication de biens d’équipements dédiés aux nouveaux process et nouveaux champs d’activités (Eco activités, nouveaux matériaux, énergies nouvelles, etc…),

 

Þ     soutenir toute initiative collective (entreprises et collectivités) pour développer l’exportation,

 

doivent nous permettre de lutter énergiquement (obstinément) contre cette tendance lourde qui depuis 20 ans programme implacablement les délocalisations économiques et se résume par cette quasi obsession tellement simpliste de réduire les coûts du travail.

 

Force est de constater que les autres facteurs de la compétitivité ont été négligemment occultés, qu’il s’agisse :

 

Ø      des infrastructures,

Ø      des hommes et leurs compétences,

Ø      des réseaux de services, dont la maintenance industrielle et l’organisation logistique.

 

Voici trente ans que l’économie politique a perdu sa capacité à développer des approches stratégiques en matière de macroéconomie. La théorie néoclassique libérale n’est plus une réponse satisfaisante pour repenser un monde en crise chronique, tel qu’il l’est devenu dans les vieilles démocraties occidentales. En d’autres termes, nos modèles sont à reconstruire.

Tous confrontés à cet implacable constat, il apparait clairement que les meilleures réussites économiques des dix dernières années dans les nouveaux pays industriels se sont établies sur des modes organisationnels particulièrement interventionnistes de la part de la puissance publique.

 

Au plus haut niveau de l’Etat, les responsables politiques n’ont pas su apporter la confiance nécessaire pour donner du sens à l’économie du nouveau siècle. A nous de prendre aujourd’hui l’initiative en construisant un projet approprié à notre écosystème départemental, bien intégré dans l’espace régional et de l’Ouest, riche de sa diversité, de son développement démographique, de ses formations, de sa recherche et de ses savoir-faire.

 

Pour ce faire, il nous importe de préparer une ingénierie financière pertinente pour nos actuels besoins de relance et de développement, pour faire avancer nos territoires avec leurs entreprises et redonner confiance dans une économie que nous voulons solidaire, éthique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

 

 

27.10.2011

Suppression de 6 000 emplois chez PSA Peugeot-Citroën en Europe

bonnin.JPGCommuniqué

 

La suppression de 6 000 emplois dans le groupe PSA en Europe interpelle tous les salariés, leurs familles, tous ceux dont le travail dépend de la construction automobile, et tous les élus des sites industriels français. 6 000 emplois, cela représente 10% des effectifs de production du Groupe ; c’est aussi l’effectif de l’usine PSA Peugeot Citroën à Chartres de Bretagne.

 

Un rapprochement saisissant

 

La similitude avec la chronologie du processus de déclenchement de la crise, fin 2008, ne peut nous échapper : crise financière et bancaire durant tout l’été jusqu’au terme d’octobre, et première annonce des ajustements de la production début novembre puis, très vite : la réduction des effectifs dans l’industrie automobile.

La suite n’est que trop connue dans nos bassins industriels, dont celui de Rennes, qui assuma le plus lourd tribut de tous les territoires automobiles français. Espérons que la comparaison s’arrête là.

 

Premier constat

 

Les caisses de l’Etat sont vides. Il n’y aura donc pas de plan de relance, ni de nouvelle prime à la casse (1 milliard d’euros). En tout état de cause, faut-il rappeler que cette prime a saturé le marché automobile en petits véhicules neufs au détriment d’un marché de l’occasion qui concerne les modèles « moyens-supérieurs » encore fabriqués en France ? Le marché du neuf concernant ce même segment (moyen-supérieur) en a été particulièrement éprouvé.

Dans l’hypothèse où ce serait encore envisageable, solliciter la prime à la casse n’est donc pas la bonne solution. En outre, l’argument écologique qui prévalait et consistant à détruire des véhicules en bon état de marche resterait encore à démontrer si nous procédions à l’approche du bilan énergétique global d’un véhicule sur l’ensemble de sa durée de vie. Par contre, ce qui est très simple à comprendre : la prime à la casse a saturé les usines d’assemblage de petits véhicules (Renault comme PSA) présents dans les anciens pays de l’Est et au Proche Orient. L’impact sur l’équilibre du commerce extérieur automobile français est clair… Pour la première fois, il est devenu déficitaire en 2009 !

 

Notre compétitivité

 

Þ     Contrairement aux études diligentées (COE-REXECODE Janv. 2011) par les grands groupes (pas seulement automobiles) et le Ministère de l’Industrie, l’emploi industriel français est moins coûteux de 15% en comparaison avec l’Allemagne (Eurostat/OCDE) dont la production automobile ne faiblit pas malgré la crise (1).

Þ     La sous-traitance industrielle française est la plus compétitive en coût/qualité et la plus réactive d’Europe (source : les Comptes Harmonisés sur les Echanges et L'Economie Mondiale -Chelem-). Ce n’est pas le cas pour notre « habituelle référence » économique d’outre Rhin.

 

Localement, et pour ce qui nous concerne, les usines Chartraines fabriquent les véhicules d’intérêt stratégique pour un constructeur généraliste qui se doit nécessairement d’exister sur le segment supérieur (segment dit « M2 »). C’est avec de tels véhicules que PSA développe son savoir-faire sur le plan de la qualité et de l’innovation technologique. Ce sont aussi les modèles indispensables pour développer une vraie politique d’image. Pratiquer le contraire conduirait l’industriel à perdre son identité, comme Fiat est en train de le vivre.

 

Chartres-la Janais est aujourd’hui un site profondément restructuré depuis un an. Il est rentable. Il travaille sur des modèles emblématiques que PSA sait valoriser dans son plan marketing. La compétence et la capacité d’adaptation de ses salariés sont reconnues de tous au sein du Groupe, et même au-delà.

 

Dans la tourmente économique, qui commence à prendre une ampleur des plus inquiétantes, mon point de vue sera clair : l’industrie reste capitale pour l’économie de nos territoires. Elle dispose en Ille et Vilaine d’une qualité de services sans égal en comparaison aux pays émergeants. Forts d’un tissu de production compétitif, il est de notre devoir de tenir dans la tempête. C’est de notre responsabilité. C’est le seul message que nous attendons des pouvoirs publics nationaux, comme des grands acteurs industriels et de la finance.

 

(1) En 1999, la production d'automobiles en France était de 3,2 millions de véhicules et de 5,6 en Allemagne. En 2010, 2,2 millions de véhicules sont produits en France (- 31%) et 5,9 millions en Allemagne (+ 5,3%).

 

Philippe Bonnin

Maire de Chartres de Bretagne,

Président délégué de l’Association des Collectivités Sites d’Industrie Automobile (ACSIA),

Vice Président du Conseil Général d’Ille et Vilaine en charge de l’économie et de l’emploi.

  


 

18.10.2011

Recapitaliser les banques: l'hôpital au secours de la charité

banques,endettement,zone euro,crise,philipe bonninComment des Etats surendettés peuvent prétendre recapitaliser des banques, tout justement rendues insolvables par la dette de ces mêmes Etats ?

 

70% des fonds bancaires français sont investis en obligations d’Etat issues de la zone Euro. .

En France : 270 milliards d’euros ; 

En Grèce : 60 milliards ; 

En Italie : 250 milliards.

Les assureurs sont engagés à hauteur de 340 milliards dans la dette française ; une dette qui atteint 1 700 milliards.

 

Depuis cet été, l’économie nationale est engagée dans un processus de rupture dont personne ne mesure la dimension. La riposte à la crise n’est plus dans le champ des petits aménagements budgétaires et fiscaux. Certes, il est toujours intéressant de procéder à quelques « toilettages », mais la déprime a atteint un tel stade que ces aménagements n’apporteront aucune réponse à la hauteur des impératifs.

 

Question cruciale.

 

Faut-il laisser les banques s’effondrer avec la spoliation même partielle des petits porteurs, ou faut-il qu’elles soient recapitalisées par des rachats d’obligations d’Etat détenues par les dites banques ? Le choix enfin décidé, il ne changera pas la réalité de fond que constitue le processus de délitement

financier auquel nous assistons. Les options possibles devront seulement dépendre de l’appréciation du scénario qui limitera au mieux l’impact de cette crise sur les plus faibles ; sur ceux qui souffrent le plus.

 

Volatilisation d’actifs bancaires ou rachats d’obligations par création monétaire, nous subirons dans tous les cas une dépréciation radicale et durable de l’euro. Faut-il rappeler que Moody’s donne ce 18 octobre 2011 un sursis de trois mois seulement à la France pour préserver son « AAA »…

 

La vraie « dé-mondialisation » !

 

Mécaniquement, la dépréciation de la monnaie unique va contracter les importations devenues trop onéreuses ; inaccessibles. Enfin, considérant la taille du 1er marché international qu’est l’Europe, ce sera de fait la première rupture du processus historique de mondialisation engagé à partir des années 2000.

 

Pour éviter une nouvelle rechute au-delà de l’actuelle débâcle financière, la zone euro devra impérativement s’organiser. Le premier acte : ce sera la constitution d’un nouvel et véritable espace de marché intégré. Certes, il sera moins ouvert du fait des coûts à l’importation (dévaluation inéluctable oblige !), mais il va se réorganiser autour d’un même et vrai programme économique, doté d’une gouvernance unique et nécessairement forte.

 

La mutation chinoise

 

L’intérêt d’un tel modèle serait qu’il devienne opérationnel à l’horizon 2013-2014. En effet, cette nouvelle dynamique de l’Europe à 15, voire 17 tout au plus (l’actuelle zone euro) coïncidera avec le début d’une nouvelle période durant laquelle la Chine va se trouver confrontée aux mutations les plus conséquentes de ses « moteurs de croissance » basés sur l’export.

Pour compenser le déclin de ses exportations engagé depuis la 1ère phase de la crise financière américaine et européenne, l’Empire du Milieu consacre d’ores et déjà 50% de son Produit Intérieur Brut à l’investissement dans les Infrastructures du pays. Par contre, il cède très peu sur les salaires pour « préserver » sa compétitivité assise sur la faiblesse de ses coûts salariaux. En outre, les provinces chinoises financent les grands travaux d’équipement par le recours massif à l’endettement, faute de système fiscal local opérationnel.

De l’avis des meilleurs experts, c’est un modèle qui ne pourra continuer ; pas plus qu’il ne le fut ici.

 

Le retour de l’Europe ?

 

Aujourd’hui, force est de constater que les signes de grippage apparaissent. Toutefois, il est probable que le gouvernement chinois prendra le virage qui s’impose. La Chine nous libérera ainsi de son modèle productiviste, tourné vers l’exportation et dont la pression sur le reste de l’économie mondiale est devenue sans équivalent dans l’histoire économique.

 

L’Union de la Zone Euro pourrait ainsi reprendre la main. Tout dépendra de l’implication que l’Allemagne souhaitera y consacrer, soucieuse qu’elle reste de préserver son avantage industriel. Un avantage qui fatalement se retournerait contre elle si l’Europe Occidentale continuait à se désarticuler … pour finir au « fond du trou ».

 

De la situation actuelle, si nous avons quelques leçons à retenir, ce doit être de retrouver d’indispensables latitudes de financement par l’épargne dans les territoires.

L’un des buts doit être de relancer les investissements productifs et de construire une

autre économie, plus démocratique et bien plus re-distributive de valeur ajoutée locale

et socialement moins prédatrice.

 

Philippe Bonnin

Maire de Chartres de Bretagne

Conseiller général du canton de Bruz

17.10.2011

Mobilisés en faveur de la meunerie Axiane de Maure de Bretagne

meunerie, axiane, maure de bretagne, philippe bonnin, pierre-yves rebouxCe lundi 17 octobre, Philippe Bonnin, Vice Président chargé de l'économie au Conseil Général d'Ille-et-Vilaine et Pierre Yves Reboux, Conseiller Général du canton de Maure de Bretagne, ont rencontré le Directeur Général du groupe coopératif AXEREAL, M. Philippe de Reynal, propriétaire des meuneries AXIANE. La meunerie de Maure, ex AMO-Celbert, est aujourd'hui l'un des 14 établissements d'AXIANE. Monsieur Thierry Hébert, Directeur Général des meuneries AXIANE participait également à cet entretien qui s'est déroulé à Chartres en Beauce.

 

Dans un contexte concurrentiel difficile, les élus d'Ille-et-Vilaine ont reçu les assurances que la meunerie AXIANE d'Ille-et-Vilaine n'est pas remise en cause : Axiane s'engage à y mener un nouveau programme d'investissement pour lui permettre de jouer un rôle stratégique sur le marché des farines dans l'Ouest. Ils ont également obtenu la promesse du renforcement du pôle administratif et financier de Maure, dédié à l'ensemble des sociétés AXIANE en France. Enfin, ils ont fait part de l'extrême vigilance du Conseil Général concernant l'accompagnement des salariés par des propositions de postes au sein du groupe ou un accompagnement personnalisé à la reconversion.


L'usine de Maure doit impérativement se doter d'un véritable projet industriel, capable de relancer l'activité et les emplois. Aucune solution ne doit être négligée. Le Département est disponible pour accompagner les acteurs et les partenaires sociaux pour préserver une entreprise historique du territoire de Maure.

 

A cette occasion Pierre-Yves Reboux, Conseiller Général du Canton et Président de la Communauté de Communes de Maure-de-Bretagne a annoncé qu'une table ronde se tiendra dans les locaux de la communauté de communes lundi 24 octobre en fin de matinée. De nombreux acteurs territoriaux seront invités dont le Président du Conseil Général, Jean-Louis Tourenne, le député, Jean-René Marsac, les maires locaux, la Medefi, ainsi que les partenaires sociaux et les salariés.

 

Philippe BONNIN

Vice-président en charge de l’Economie, de l’Emploi,

de l’Innovation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

07.10.2011

Aux urnes citoyens de gauche!

primaires citoyennes,parti socialiste,groupe socialiste et démocrate de progrès,gaelle androLes 9 et 16 octobre prochains, les français qui se reconnaissent dans les valeurs de la gauche sont appelés à se prononcer pour désigner celui ou celle qui les représentera à l’élection présidentielle de 2012. Ces primaires citoyennes (*) constituent un véritable exercice démocratique pour notre pays et commencent à faire des envieux à droite.

 

Les élus du Groupe Socialiste et Démocrate de Progrès saluent l’esprit de sérieux et de sérénité dans lequel les primaires se déroulent. Les débats publics entre les candidats ont débouché sur des réflexions constructives propres à nourrir notre projet et à l’actualiser en période de crise financière.

 

C’est nombreux qu’il faut nous rendre aux urnes dimanche pour montrer notre détermination à stopper les choix calamiteux de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement pour la France.

Nous comptons vivement sur votre participation à ces scrutins pour enclencher une véritable dynamique électorale. Unis derrière le ou la candidate désigné(e), nous serons en capacité de rassembler la gauche puis les français pour gagner et mener une politique alternative juste, efficace et transparente.

 

Gaëlle ANDRO

Présidente du GSDP 35

 

 

(*) Vous trouverez toutes les informations pratiques concernant ce vote en cliquant sur le lien :  http://www.lesprimairescitoyennes.fr/article/organisation...

27.09.2011

Une victoire historique!

sénat,sénateurs,gauche,droite,élection,victoire,groupe socialiste et démocrate de progrès,gaëlle androLes élus du Groupe Socialiste et Démocrate de Progrès se réjouissent de la victoire historique de la gauche qui vient de remporter les élections sénatoriales.

Ils adressent tout particulièrement  leurs félicitations aux sénateurs PS, PC et EELV nouvellement élus dans le Morbihan qui ont réussi à déjouer les pronostics annonçant le grand chelem pour la droite !

Ce basculement de la Haute assemblée à gauche révèle un ras le bol des élus locaux -pas exclusivement de gauche d’ailleurs - contre la politique territoriale du Gouvernement et de la majorité parlementaire. Sur le terrain, nos élus, se battent pour la défense des services publics, aménagent les territoires quand l’Etat les déserte au nom de la Révision générale des politiques publiques. Ils ont également voulu signifier par leur vote que les collectivités qu’ils administrent en ont assez d’être étranglées financièrement par un Etat qui se défausse de ses responsabilités, leur transfert des compétences qu’il ne compense  pas à l’euro près et les accuse de gabegie alors que lui-même a laissé filer le déficit public. La réforme territoriale avec la révision de la carte de l’intercommunalité imposée d’en haut, la suppression de la taxe professionnelle, étaient autant de motifs d’exaspération pour les grands électeurs appelés à se prononcer dimanche.  

Cette alternance à gauche au Sénat représente une chance pour nos collectivités territoriales. Elles peuvent désormais compter sur une majorité déterminée qui saura les écouter et s’opposer aux coups de boutoir que voudraient encore leur assener le Gouvernement et la droite parlementaire.

Elle annonce aussi de belles perspectives politiques pour 2012, avec cette fois, la remise en cause de la réforme territoriale et de cette pseudo décentralisation menée par les gouvernements Raffarin et Fillon.

Gaëlle Andro

Présidente du GSDP 35